Paul Van Dyk est l’une des grandes stars internationales
de la Trance. Trop méconnu en France, il est pourtant toujours
classé parmi les quatre premiers du classement annuel de DJ Mag
depuis 2000. Véritable showman, ses sets sont de véritables
concerts géants devant une foule en délire. A l’issue de sa
première tournée américaine, en juin, voilà ce Dj allemand de
retour en Europe. Il sera notamment présent aux platines du
festival Tomorrowland, le 26 juillet en Belgique. Il nous présente
son Best Of 2Cd’s intitulé Volume sorti le mois dernier sur
Ultra Records. “Sur scène, je cherche à prendre le plus de
plaisir possible en remixant et mélangeant ma musique pour créer
une émulation chez le public” Bonjour Paul. Coment se déroule
votre tournée aux Etats -Unis ? Oh, c’est super, je suis très
enthousiaste ! Ce n’est pas si différent que de jouer en
Europe, sauf qu’ici je suis un jour à Oklahoma, un autre
Chicago, puis à Milwaukee, et le lendemain à Indianapolis... On
voyage beaucoup et c’est très amusant. Coment avez-vous eu
l’idée de sortir un Best Of ? Cela fait quinze ans exactement
que j’ai sorti mon tout premier album - « 45 RPM »,
c’était en 1994. Et disons que je pense que le temps était
venu de collecter mes meilleurs titres dans un seul disque.
Beaucoup des gens qui connaissent mes deux derniers albums - qui
ont eu beaucoup de succès - n’ont jamais entendu quel genre
de musique je faisais dans les années 90. C’est
l’occasion ! Coment avez-vous procédé pour sélectioner les
titres ? J’ai donc voulu réunir mes productions personnelles
sur un premier disque, que ce soit des titres déjà sortis en single
(Another Way, Nothing But You, Fordbidden Fruit) ou non (Let Go,
Together We Will Conquer, New York City) et sur l’autre, les
remixes les plus marquants que j’ai réalisés pour Britney
Spears, Depeche Mode, U2 et New Order, entre autres... C’est
la première fois que je rassemble une telle collection de remixes !
Je pense que c’est ce qui convient le mieux à mon public, que
ce soit ceux qui me connaissent depuis longtemps ou ceux qui
veulent découvrir ma musique. Vous en profitez également pour
sortir une nouvele version de “For An Angel”... Oui,
c’est un morceau qui a une longue histoire car il figurait
déjà sur mon premier album, daté de 1994, mais ce n’est
qu’en 1998 qu’il est sorti en single. J’ai pensé
qu’on pouvait garder l’atmosphère de ce morceau en
introduisant quelques nouveaux éléments à partir de sons plus
actuels. Quel est le préféré de vos cinq albums sortis dans le
comerce ? Le dernier, In Between, qui est sorti en 2007.
J’avais eu des collaborations intéressantes avec David Byrne
(des Talking Heads) et Jessica Suta, l’une des chanteuses des
Pussycat Dolls, sur le single White Lies. C’est le plus
abouti de tous mes albums et celui qui me donne le plus de plaisir
à la réécoute. Avez-vous programé la sortie du sixième ? Oui,
c’est ma prochaine grande échéance ! Je vais travailler
ardemment dessus dans les prochains mois, et normalement, il
devrait sortir avant l’été 2010. Vous êtes toujours clasé
parmi les artistes « Trance », mais est-ce que cela vous
convient-il ? Pas tout à fait. C’est de moins en moins vrai.
Je joue toutes sortes de choses électroniques très différentes les
unes des autres et il est inexact de ne me définir uniquement comme
un artiste Trance. Votre dispositif pour les concerts
d’aparente à du live plus qu’à un Dj set clasique...
Sur scène, je joue avec un ordinateur et un clavier et
j’essaie d’utiliser toutes les ressources
technologiques possibles pour créer en temps réel à partir de mes
propres morceaux. Ça casse les barrières traditionnelles du Djing,
certes, mais ce n’est pas mon but. Ce que je recherche,
c’est prendre le plus de plaisir possible en remixant et
mélangeant ma musique pour créer une émulation chez le public.
Pouvez-vous nous expliquer le concept de vos compilations
“Politics of Dancing” ? Je n’avais jamais sorti
de compilation mixée jusque là, et Ministry of Sound m’a
donné l’occasion de sortir la première en 2001. C’est
l’expression de mon engagement politique à travers la
musique. Le second volume est sorti chez Mute en 2005. C’est
l’expression de mon engagement politique à travers la
musique. Car la musique électronique est un élément qui rassemble.
On voit dans les soirées des gens de cultures, de religions et
d’opinions très différentes faire la fête ensemble, dans une
ambiance très pacifique et amicale. Cette universalité de la
musique est un message d’espoir qui a une teneur politique
importante, et c’est ce que j’essaie de relayer à
travers mes prises de position anti-guerre.
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