DESOLE BAISSE DE SON VERS 21 MIN
HOUSE MINIMAL PART 1 (MIX) posté le vendredi 15 mai 2009 20:03
SORTIE CD (ARTICLES DIVERS) posté le jeudi 30 avril 2009 15:36
JACK DE MARSEILLE INTERVIEW (PRESENTATION DE DJ'S) posté le jeudi 30 avril 2009 15:33
Il fait partie de la première génération de Dj’s français à avoir percé sur la scène internationale des années 90. Jack de Marseille ne cesse, depuis plus de 17 ans, de faire évoluer son style, entre Techno groovy, House profonde et Funk électrique. Son expérience de Dj, enrichie de nombreux voyages autour du globe, l’amène aujourd’hui à trouver son équilibre dans la production. C’est dans ce contexte qu’est sorti récemment Inner Visions (Wicked Music / modulor), un album concept qui sonne comme le point d’orgue d’une carrière haute en couleurs.
“En ce moment, l’envie de faire la fête et de partager quelque chose de commun se fait sentir très fort.”
Bonjour Jack. Le boulot
réalisé pour cet album est-il comparable à celui réalisé pour le
premier, Free My Music, sorti en 2002 ?
Non, j’ai toujours considéré Free My Music comme une
compilation de Maxis plutôt que comme un véritable album. De plus,
le son était trop clair, trop produit. Pour celui-ci, on a voulu un
grain tout aussi net et bien produit, mais avec un son feutré. On a
beaucoup travaillé là-dessus avec Sébastien Rexovice qui a
co-composé l’album avec moi. Nous avons fait en sorte que les
morceaux soient liés entre eux, afin leur enchainement suive une
certaine logique.
Est-ce que c’est ce que
l’on pourrait appeler « l’album de la
maturité » ?
Il y a de ça. Je tourne depuis 1992, j’ai joué sur tous les
continents, j’ai écouté énormément de choses et
d’artistes différents. A une époque, il y avait pas mal de
buzz autour de moi, et puis c’est retombé. Je suis revenu à
des choses plus spirituelles depuis, plus Soul, conformément à la
House des origines. J’ai beaucoup réfléchi à ça, tout en
faisant un gros travail sur moi-même. J’ai voulu me mettre en
danger avec la musique. J’ai par exemple réalisé à quel point
on pouvait introduire de la Dub avec beaucoup de delay et de reverb
dans les morceaux, comme le fait François K. Toutes ces influences,
je les ai digérées. Et je suis content du
résultat.
Ceux qui te connaissent comme un Dj jouant une Techno assez dure sont-ils surpris par la tonalité apaisée de la majorité des morceaux ?
Il est vrai que j’ai eu pas mal de retours dans ce sens... Tous les morceaux se situent entre 78 et 124 BPM (sauf un à 128). C’est lié avec ce que je disais précédemment sur l’expérience accumulée et les influences digérées. Il y a un retour à un genre de House mélodique, avec une structure, une âme qui ne me laisse pas insensible. A une époque, les machines étaient au-dessus de tout. Aujourd’hui, on a l’impression que l’humain reprend le dessus sur la machine. C’est une question de cycle, aussi. En ce moment, c’est la crise, c’est difficile pour tout le monde, et l’envie de faire la fête et de partager quelque chose de commun se fait sentir très fort.
Tu as
enregistré “Personal Feeling“ avec le groupe Trisomie
21. Qu’apporte l’utilisation des voix dans ta
musique ?
Je trouve que ça apporte de la profondeur, des lignes mélodiques
supplémentaires... J’ai aussi utilisé ma voix sur certains
des titres de l’album. Et je suis en train de réaliser un
remix pour un titre chanté par Barbara Tucker, qui est LA légende
des voix House des origines. La House de Chicago, avec ses basses
rondes et chaudes, ses sons de violon et même de piano,
j’aime ça ! Ce sont des sonorités qui tirent vers le
haut, qui rassemblent, et c’est ce que j’ai essayé de
faire sur l’album.
Qu’est-ce
qui selon toi fait ta spécificité de Dj ?
J’ai toujours fait en sorte qu’on ne puisse pas me
ranger dans une case. De fait, je suis plus considéré comme
« old-school » que dans la « hype », mais ça ne
me dérange pas : j’ai un son qui est plus instinctif
qu’intellectuel. Je m’efforce d’aller là où on ne
m’attend pas, de surprendre. Je ne fais jamais le même set,
j’essaie toujours de sculpter quelque chose de nouveau, avec
des cassures, des breaks Electro et des réminiscences Hip Hop.
Bref, j’essaie de raconter une histoire tout au long du set.
Aujourd’hui, je regrette que beaucoup de Dj’s se
contentent d’enchainer une sélection de disques, sans
qu’on ressente quelque chose de spécial
derrière...
As-tu cédé à la
tentation du mix digital ou restes-tu fidèle au
vinyle ?
C’est vrai que c’est lourd de se trimballer tous ses
vinyles, mais il suffit juste d’éviter certains aéroports...
J’y reste fidèle car j’adore passer du temps dans les
boutiques de vinyles. J’ai de bonnes adresses, à Paris,
Montpellier, Glashow, Amsterdam ou Munich... Je trouve que les gens
du vinyle tirent la musique vers le haut. Maintenant, c’est
devenu un produit de luxe, donc on fait attention à la qualité. Il
y a moins de labels qui en font, mais ceux qui restent sont plus
sélectifs.
Tu as beaucoup
joué autour du monde, quel est l’endroit qui t’a le
plus bluffé ?
Moscou ! Chaque mois il y a un nouveau club qui ouvre,
c’est à chaque fois très pertinent et bien senti... Ils ont
les moyens et les utilisent à bon escient. Il y a un côté Bling
Bling qui ne m’intéresse pas car ce n’est pas mon truc,
mais je dois reconnaitre qu’ils ont l’art de bien
utiliser leurs ressources financières au service de la
musique !
Propos recueillis par G.D.
MISS KITTIN AND HACKER INTERVIEW (PRESENTATION DE DJ'S) posté le jeudi 30 avril 2009 15:30

Huit ans après le « First Album » qui a marqué l’époque de son empreinte Electroclash, froide et robotique, le duo composé de Miss Kittin & The Hacker est de retour ! Leur collaboration a mûri et accouchE d’un nouvel album intitulé tout simplement « Two ». Caroline Hervé et Michel Amato répondent à toutes les questions que l’on se pose à l’écoute de ce disque qui s’annonce comme l’une des grandes réussites de l’année 2009.
“C’est le besoin de surprendre et de ne jamais succomber à la routine qui nous guide.”
On a l’impression que
vous avez laissé passer du temps après le succès de 2001 et le
début de starisation dont vous avez fait l’objet, avant de
reprendre votre collaboration...
Miss Kittin : C’est un peu
vrai. Nous avons surtout écouté notre instinct. On était lassés de
tourner en live sans conditions techniques valables, et sans avoir
pu écrire de nouveaux morceaux. Puis il y a deux ans, une autre
lassitude nous a touchés : celle de jouer seuls chacun de
notre côté en Dj’s. C’est le besoin de surprendre et de
ne jamais succomber à la routine qui nous guide. Et je pense que
nous avons eu raison de nous éclipser en 2001 au lieu d’avoir
épuisé un filon.
The Hacker : C’est vrai,
on a fait ce break parce qu’à l’époque, on
n’arrêtait pas de tourner. Cela faisait cinq ans qu’on
faisait notre live quasiment chaque week-end, et on était crevés.
On avait envie de faire des choses chacun de notre côté. Ce break a
été un bon moyen de se débarrasser de la pression qu’on
aurait pu avoir si on avait enchainé un deuxième album directement
après le premier
Symboliquement, vous ouvrez
et fermez la décennie avec deux albums à huit ans
d’intervalle. Entretemps, qu’avez-vous apprécié dans la
musique électronique, et au contraire, qu’est-ce qui vous a
chagriné ?
MK : Ce que j’aime dans la
musique électronique, c’est sa diversité. Pour une
touche-à-tout comme moi, c’est un formidable terrain de jeu.
Je peux faire du live avec The Hacker, puis mixer comme DJ, ou
écrire et produire des albums solos... Pas le temps de
s’ennuyer, et si ça arrive, il y a toujours moyen de se faire
plaisir. Tout ça me permet de vivre une belle vie, comme je
l’entends. Mais contrairement aux apparences, il y a un côté
élitiste et fermé dans cette musique, où il vaut mieux suivre un
courant et s’y tenir si on veut être bien vu. Je n’ai
jamais adhéré à ce manque d’ouverture, à ces limites. Au
contraire, je me suis toujours amusée à en prendre le
contre-pied.
TH : Il y a eu pas mal de choses
bien, entre la Techno dite Minimale, le néo-Disco,
l’émergence de certains groupes Electro-Rock, etc. En
revanche, je n’ai pas trop aimé la French Touch 2.0 et... la
Minimale chiante produite au kilomètre !
Le succès de
« First » vous a-t-il donné un supplément de liberté pour
cet album ?
MK : On n’y a pas trop
pensé, honnêtement. Cette liberté, elle est dans la tête.
C’est à nous de nous battre et de travailler pour
l’avoir, comme dans la vie. Bien sûr, pour certains, nous
sommes enfermés à jamais dans la case du First album et tout ce
qu’on pourra faire ne sera jamais à la hauteur. Mais je
m’en fous, je ne vis pas pour les autres ! Et puis au
fond, l’expérience de faire des choses est plus importante
que le résultat.
On a le sentiment que cet
album est l’occasion pour vous de définitivement régler son
compte à cette affaire d’Electroclash qui vous a enquiquinés
pendant pas mal d’années, non ?
TH : Je n’ai rien contre
l’Electroclash. En fait, je m’en fous, c’est
juste un mot, c’est tout. On n’y a pas pensé une
seconde quand on était en train de travailler sur "Two". On veut
juste montrer qu’on est deux artistes qui ont évolué et qui
ne se répètent pas.
MK : Penser qu’on fait de
la musique dans un but de règlement de compte c’est absurde.
On se fait plaisir, un point c’est tout ! Si nous aimons
les morceaux, si nous pensons que nous nous sommes surpassés,
c’est suffisant. Même si on l’avait voulu, on
n’aurait pas pu refaire un album comme le premier.
Techniquement, le studio et ma voix ont changé et l’époque
n’est plus la même.
“Un album, c’est une plateforme pour pouvoir défendre sa musique en public.”
Vous avez reconstitué le duo
d’abord pour une tournée (aux USA en 2008), PUIS pour cet
album : est-ce parce que pour vous le Live prime sur le
travail de studio ?
MK : C’était d’abord
pour se remettre en selle, et surtout pour enfin constituer une
équipe digne de ce nom autour de nous. Même si c’est une
évidence pour n’importe quel groupe, c’est nouveau pour
nous. À l’époque du premier album, nous tournions seuls, sans
ingénieur du son. On n’avait pas les moyens, on ne savait pas
comment gérer alors on se débrouillait. Faire un album, c’est
une plateforme pour pouvoir défendre sa musique en public.
C’est aussi l’occasion de nous émanciper de
l’univers des clubs, que nous adorons toujours, mais qui ne
nous offre pas de grandes perspectives.
TH : Pour moi le live ne prime
pas sur le studio, on voulait juste se roder sur scène, car ça
faisait longtemps qu’on n’avait pas joué ensemble. On
voulait voir aussi la réaction des gens aux nouveaux morceaux.
Aujourd’hui, on se sent vraiment prêts à affronter une
véritable tournée.
C’est donc le show que
vous avez travaillé pendant cette tournée que vous allez dérouler
ce printemps et cet été en Europe ?
MK : Oui, nous l’avons
même amélioré depuis, surtout niveau lumières. Ça prend du temps de
trouver la bonne formule. Nous avons été surpris aux USA de voir le
public au rendez-vous alors que nous n’avions pas encore
d’actualité, à part de nouveaux morceaux. Et c’est sur
ces morceaux-là que les gens ont le mieux réagi. Il y a une vraie
place, à mon sens, pour les duos électroniques en ce moment. Avec
la crise, les structures légères sont les bienvenues partout.
Vous dites (en particulier
Caroline) que trop de Djing tue le Djing : qu’est-ce que
cela signifie ?
MK : Qu’il faut garder du
plaisir à faire les choses. Pour moi, le Djing à la chaine
n’a aucun sens. Ca m’a grisée les premières années,
mais j’aime trop ce métier pour ne pas prendre un peu de
distance et garder une fraicheur essentielle. Je mixerai toujours,
mais à mon rythme, et en jouant dans des soirées qui me
ressemblent. Tout est possible, si on sait se détacher de ce que
l’on aime pour pouvoir progresser.
Revenons plus précisément sur
le contenu de l’album : on y retrouve une mosaïque de
sonorités qui va de la Cold Wave à l’Electro Detroit en
passant par l’Italo-Disco, la Techno-Rave, la Synth-Pop et
l’EBM. Etait-ce une volonté dès le
départ ?
MK : C’est une question
pour Michel ! Moi je ne fais qu’emmener le morceau plus
loin, en y mettant ma touche vocale forcément moins teintée de ces
influences car j’ai moins cette culture que lui.
TH : C’est une manière de
montrer tout ce que l’on est. Mais j’espère aussi
qu’on a assimilé toutes ces influences et que l’on
arrive à en faire quelque chose de personnel.
L’un des morceaux
s’appelle « Electronic City ». Quelle est cette
ville électronique ?
MK : C’est le quartier
Akihabara de Tokyo ! Mais c’est aussi une parabole sur
le monde occidental dans son ensemble, où tout le monde consomme
pour combler le vide.
TH : J’ai eu cette idée en
revenant de Tokyo, c’est vrai. Sinon pour la France, ce
serait Grenoble bien sûr !
“Quand on entend ce que programment les radios "faiseuses" de tubes on a peu de chances d’en être.”
“Party in My
Head” ne déparerait pas dans un set Italo-Disco. Comment
expliquez-vous le regain d’intérêt pour ce
genre ?
TH : C’est un regain
d’intérêt qui reste très underground, ce n’est pas un
raz-de-marée non plus ! Personnellement j’ai longtemps
baigné dans cette musique, donc je tenais vraiment a ce qu’il
y ait un morceau dans ce style la sur l’album.
Le single « 1000
DREAMS » avec ses effets de reverb dans la voix et sa ligne
mélodique au synthé est-il un tube potentiel selon
vous ?
MK : Si c’était possible,
ça nous ferait du bien !
TH : Pourquoi pas ? On
verra bien, mais je n’y crois pas trop. Quand on entend ce
que programment les radios "faiseuses" de tubes on a peu de chances
d’en être. On est encore trop "bizarres" pour eux.
Comment vous est venue
l’idée de jouer avec ce registre de voix, plus éthéré et
moins robotique que précédemment ?
MK : L’envie de jouer avec
ma voix, un instrument dont je maîtrise mieux le côté technique, de
l’enregistrement aux effets.
Qu’est-ce que signifie
« PPPO », sur le morceau du même nom ?
TH : Ce sont les initiales des
mots utilisés dans les paroles : "People, Pleasure Power,
Objects", tout simplement...
MK : Quatre mots qui en disent
long sur l’être humain !
Vous avez répondu à beaucoup
d’interviews à l’occasion de la sortie de cet
album : quelle question en avez-vous marre qu’on vous
pose ?
MK : « Pourquoi avoir
attendu si longtemps de faire un deuxième album ? »
TH : Pareil. Ça commence à être
fatigant.
Et quelle question
auriez-vous aimé qu’on vous pose ?
MK : « Est-ce que ça
va ? »
TH : On nous parle rarement du
morceau "Ray Ban" que j’adore et j’aimerais bien en
parler.
Propos recueillis par G.D.
|


















Commentaires